Les tableaux de bord du mal-logement en Europe 2016 | index européen du mal-logement

Fondés sur les données Eurostat (2014), les chiffres publiés par la Fondation Abbé Pierre et la Feantsa en septembre 2016.

Les logements suroccupés : l’inégalité face au risque de logement suroccupés est très élevée entre les Etats. Les Roumains, les Polonais, les Bulgares et les Hongrois ont vingt fois plus de chances de vivre en suroccupation que les Belges, les Chypriotes, les Néerlandais et les Irlandais.

suroccupation

Le massacre de la jeunesse : la surreprésentation des jeunes parmi les ménages en privation sévère de logement varie selon les pays. Si partout, les jeunes sont surreprésentés, ils le sont particulièrement parmi les pays méditerranéens et les pays disposant d’un Etat providence ancien, laissant imaginer qu’ils privilégient le maintien des protections des « insiders », au détriment des nouveaux entrants qui ne parviennent pas à atteindre ce niveau de protection.

jeunesse

Logement froid : les ménages témoignant d’une difficulté à chauffer leur logement sont plus nombreux dans le sud de l’Europe qu’au nord… En termes d’évolution, la situation se détèriore dans les îles britanniques, en Grèce, en Italie, mais elle s’améliore nettement dans les pas les plus orientaux (Bulgarie, Roumanie, Pologne), mais aussi au Portugal et en Belgique. La disparité des orientations témoigne de l’absence de fatalité et de la plus ou moins grande opportuné des politiques nationales face à la précarité énergétique.

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Logement trop cher : la part des ménages subissant un taux d’effort excessif (plus de 40% des revnus consacrés au logement et aux charges afférentes) tend à laisser penser que ce n’est pas le statut d’habitation qui protège (on trouve autant de pays à majorité de locataires que de pays à majorité de propriétaires, en haut et en bas du classement). Ce sont plutôt la présence de dispositif de compensation (allocations logement) et de repli (logement social, marché secondaire d’acquisition), qui permettent de limiter les situations critiques.

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Impayés : le classement des locataires ou accédants à la propriété en situation d’impayés ne se superpose pas forcément à celui des taux d’effort excessifs. Cela est sans doute lié à la plus ou moins grande performance des dispositifs de prévention et de traitement des impayés. Il n’y a que six pays dans lesquels la situation se soit améliorée entre 2007 et 2014. Compte tenu de l’expérience, il seraity temps d’intégrer les impayés comme indicateur des déséquilibres macro-économiques.

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Le sentiment d’insécurité lié à la délinquence et aux troubles de voisinage : le sentiment d’insécurité reste deux fois plus élevé en France qu’en Pologne, en Lituanie ou en Croatie. Mais il recule dans la majorité des pays européens, ce qui peut paraître surprenant au regard de la montée des discours sécuritaires.

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Effet de genre : l’effet de genre sur les ménages vivant en privation matérielle sévère de logement est relativement faible, mais son intensité varie selon les pays. Le Danemark et les Pays-Bas sont les deux pays où les femmes ont le plus de chances d’être confrontées à la privation sévère de logement…

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Effet allogène : dans l’ensemble des pays européens, les étrangers ont plus de risques d’être confrontés à des difficultés de logement. Dans la majorité des pays, les étrangers hors UE ont entre 2 et 4 fois plus de risques d’être confrontés à un coût du logement excessif que les nationaux. Et cette surreprésentation est à peine moins élevée en matière de suroccupation du logement.

 

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