Mais qui possède la dette des Etats Européens ?

On peut glkoser à l’infini sur la question de la dette. Quand on emprunte à 0%, comme c’est le cas actuellement, la dette peut-être bonne et une occasion pour les Etats de s’enrichir. A condition bien sûr que ce soit de la dette d’investissement et pas de la dette de fonctionnement. Mais certaines dépenses de fonctionnement, comme l’éducation ou les dépenses sociales peuvent aussi être considérées comme des investissements, ce n’est pas si facile à distinguer. Oui, mais il faut bien des règles communes. Oui mais l’investissement, notamment sur la qualité de vie pourraît être décompté du déficit autorisé, lorsque c’est de « la bonne dette ». Oui, mais qui déciderait ce qui est une bonne dette ? Ce serait finir d’abandonner la politique et le bien public aux techniciens.

Une question que nous oublions parfois de poser, c’est « qui possède la dette » ? qui sont les créanciers des Etats. Car au final, lorsque les créanciers sont mécontents, ce sont eux qui finissent par imposer la politique. Il est possible de les envoyer promener, mais on ne pourra plus leur emprunter, c’est tout le problème de l’annulation de la dette. Si ce sont les créanciers qui décident, il vaut mieux que ces créanciers soient les citoyens. Ce sont eux qui décident le niveau de confiance dans l’Etat, dans l’endettement tolérable. Le Japon est bien plus endetté que les Etats européens, mais se fiche bien de connaître sa notation chez Standards & Poors, parce que ses créanciers sont les citoyens, à travers les emprunts d’Etat. En Europe, les citoyens disposent de niveaux record d’épargne, dans les banques, et ce sont les banques qui sont les créanciers des Etats. Voilà qui mérite au moins réflexion… Ci dessous, en vert, la part de la dette possédée par les citoyens et organismes non bancaires nationaux, en grenat les banques nationales. Une petite contribution à l’idée d’indépendance…

WhoµOwnsDebt

fais tourner !

One thought on “Mais qui possède la dette des Etats Européens ?

  1. Et quand ce sont les banques qui la possèdent, davantage que l’annulation c’est la monétisation de la dette qui devient possible sans risque d’inflation. Même si la BCE n’a pas le droit de financer directement la dette publique, elle peut très bien prendre en pension des titres de dette publique détenus par les banques. Seule de la monnaie banque centrale est alors créée, la relance du crédit qui peut en découler ne risque pas d’augmenter l’inflation dans une économie déprimée qui manque de débouchés et d’investissements. La BCE l’a d’ailleurs déjà expérimenté dans l’immédiat après crise lorsqu’elle a injecté plus de 1 000 milliards d’euros dans le système bancaire entre décembre 2011 et janvier 2012 sans pour autant engendrer une quelconque inflation. Pour preuve: le risque est aujourd’hui la déflation. Il serait donc possible, même sans révolutionner les traités, de faire disparaitre le poids de la dette publique, notamment du à l’impossibilité des États de se financer à taux 0 auprès de leurs banques centrales, tout en respectant l’impératif communautaire de stabilité de l’inflation. A charge ensuite aux députés de modifier le paradigme monétariste à la base des traités européens qui a déjà prouvé son incapacité à résoudre les effets de la crise sur le plan économique avec l’austérité et le tort qu’il pouvait causé sur la plan politique avec la montée de l’extrême droite qui en découle en Europe.

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